Marie Robillard,

 par Marie-Hélène Bourret

Marie Robillard habite Victoria depuis 1961.  Dès son arrivée, elle devient bénévole auprès de plusieurs organisations francophones. Avec son mari Jean, ils s’impliquent pour le Club Canadien français et la paroisse St-Jean-Baptiste.

 Dès 1967, Radio Canada, qui a récemment ouvert une station-radio à Vancouver l’interview chaque semaine pour qu’elle parle des activités de la communauté francophone à Victoria. Le segment avait sa propre musique thème :  Bonjour Marie!

Elle sera professeur de français langue seconde au St. Margaret Shcool pendant 15 ans (1970 à 1985) et à l’école St. Patrick de 1966 à 1970. Toujours avec son époux Jean, ils participent à la rédaction d’un journal :  L’Écho de la Colombie.  Leur petite famille de 3 enfants ne les empêchent pas de s’impliquer.  Les réunions pour le journal se font à leur résidence.

Dans les années ’80, Madame Robillard est conseillère sur le CA de la Société Francophone de Victoria, sous la présidence de Jean Lagassé.  Elle prend la direction du comité des archives.  Ces archives contiennent tous les procès-verbaux pertinents à la fondation du Club canadien français et toutes les lettres écrites et photos reliées à la création de la Fédération des francophones de la Colombie-Britannique (FFCB); ainsi que toute la documentation de la Paroisse Saint-Jean-Baptiste. 

En 1984, le Comité des archives nouvellement créé par  Marie et sous sa supervision, organise tous ces documents qui seront déposés auprès Archives provinciales.

Le mandat du Comité des archives était de faire connaître la place qu’ont occupée les francophones dans l’histoire de Victoria.  En 1985, le Comité des archives s’incorpore en un organisme à but non lucratif et s’appelle alors : L’Association historique francophone de Victoria.

Marie Robillard en fût la première présidente, sera réélue à ce poste à quelques reprises et fera partie du conseil d’administration à un poste ou un autre pendant 20 ans.

 En 1999, Marie Robillard et Yvette Gould travaillent pour créer le “Groupe des Aînés”, afin de permettre aux retraités francophones et francophiles du Grand Victoria de se rassembler et de participer à des activités en français.

Les deux femmes organisent des sorties aux restaurant, des repas communautaires, des après-midis de jeux à la salle paroissiale et des sorties de groupe.  Ce groupe se greffera à la Société Francophone de Victoria sous le sigle :  L’AGRAFF, l’association des gens retraités et aînés francophones et francophiles en 2007.

Avec Raynald Billard, elle organise un Club de bridge en 2007.  Ce groupe s’adresse aussi bien aux novices qu’aux joueurs expérimentés, puisque des cours sont disponibles.  Et tout cela, évidemment, en français.

Femme d’action, lorsque Marie a une idée, elle met en œuvre les moyens pour parvenir à ses fins.  Voilà pourquoi il n’est pas surprenant de la voir se joindre à un groupe tentant de sauver l’AFRACB, l’Association francophone des retraités et des aînés de la Colombie Britannique en 2009. Reconnaissant sa compétence et son dynamisme, elle en devient la présidente du conseil d’administration.  L’association est non seulement sauvée, mais grâce à la ténacité et à l’expertise de sa présidente, reprendra ses forces et deviendra l’une des organisations communautaires les plus actives que Victoria ait connues.

Elle participe au comité de rédaction du livre : Présence Francophone à Victoria, Tome I.  Mais, en 2015 paraît un autre livre de l’Association historique francophone, à l’instigation de Marie :  Aventures en écriture, qui est une anthologie des écrivains francophones de la grande région de Victoria. La couverture du livre a été peinte par Marie. Le comité organisateur, dont fait partie Marie, se méritera le prix Henriette Moreau 2016.

Marie recevra la Prix Fortin-Therrien et la médaille de l’Ordre de la fidélité française du Conseil de la Vie française en Amérique.  En 2013 la Fédération des aînés et aînées francophones du Canada lui remet le Prix national du leadership et en 2015 elle reçoit le prix Napoléon Gareau de la Fédération des Francophones de la Colombie-Britannique. Cette femme aux intérêts multiples, peintre, écrivaine talentueuse, mélomane, leader, administratrice et redresseuse de torts, est reconnue comme un des flambeaux de l’histoire francophone moderne à Victoria.