Par Marie-Hélène Bourret,

Fille de Pierre Legacé, un voyageur,  et d’une femme de la nation Spokane, elle est née en 1809 tout près de Kettle Falls dans l’état de Washington.  On croit qu’elle grandit dans les postes de traite le long de la Upper Columbia River. Enfant métisse, elle parlait français.   Lorsqu’elle eut environ 16 ans, elle devint la concubine d’un officier de la compagnie de la Baie d’Hudson, John Work, qui venait de se faire donner la responsabilité de la construction de Fort Colvile (État de Washington).  Elle a accompagné son ‘’mari’’ dans la plupart de ses expéditions commerciales, incluant celles dans les environs de la Snake River, reconnue pour sa dangerosité.  

En juin 1831, alors que le groupe voyageait dans ce qui est maintenant le Idaho, elle accoucha d’une 3e fille.  Les deux premières étant nées à Fort Colvile en 1827 et en 1829. 

La famille prit résidence à Fort Vancouver (Washington), où elle continua à vivre après que Work reçut la charge des échanges à Fort Simpson en Colombie Britannique en 1834.

En décembre 1838, Josette put rejoindre son conjoint dans leur nouvelle maison de Fort Simpson.  Elle établit de bonnes relations avec les femmes de la nation Tsimshian de la région et elle introduisit les rudiments du style européen de l’entretien d’une maison.  Comme son mari, elle était concernée par la pratique de l’esclavage parmi les nations côtières nordiques.  Fort Simpson fut leur maison pendant 12 ans, durant lesquels 7 autres enfants naquirent.  À l’été 1841, Madame Legacé-Work retourna à Columbia pour retrouver ses 2 filles aînées qui y étaient restées pour leur instruction.  Les correspondance de John Work révèle une dévotion et un souci pour sa famille, et est pleine de reconnaissance pour son éouse.  Il a écrit à son ami Edward Ermatinger :  ‘’The little wife and I get on very well.  She is to me an affectionate partner,  simple and instructed as she is and takes good care of my children and myself’’ (Ma petite femme et moi nous entendons très bien.  Elle est une partenaire très affectueuse et bien que simple et avec l’instruction qu’elle a reçue, elle prend bien soin de mes enfants et de moi)

Dans les années 1840, Work décida d’éduquer lui-même les enfants et en 1849, la famille déménagea à Fort Victoria, pour lui donner l’avantage d’une meilleure éducation promise par l’arrivée de missionnaires anglicans dans la colonie.  Le 6 novembre 1849, soit 24 ans après le début de leur vie commune et après la naissance de 11 enfants, le couple s’unit légalement. 

En 1852, Work acheta une grande propriété et construisit un manoir connu sous le nom de Hillside.  Leur dernier enfant y naquit en 1854.  Comme Josette devenait une des plus importantes propriétaires de la colonie, elle apprit à jouer le rôle d’une matriarche victorienne.  Sa maison était connue pour son hospitalité et un visiteur décrivit le couple comme ‘’ les personnes les plus aimables que j’aie rencontrées’’.

Madame Work survécut à son mari qui mourut en 1861.  Elle devint la matriarche d’un clan élargi.  Six de ses filles marièrent des officiers de la HBC ou d’autres hommes importants de Victoria.  Durant sa vie, Josette Legacé-Work a vu la ville se développer rapidement et soutint les pionnières qui arrivaient à Victoria.  Lorsqu’elle mourut en 1896, à l’âge de 87 ans, elle était la plus vieille résidente de la province et reçût une reconnaissance spéciale du gouvernement de la Colombie Britannique pour ‘’usefulness in pioneer work and many good deeds’’ (son utilité dans la colonisation et plusieurs autres bonnes actions’’).

Par Marie-Hélène Bourret,

Fille de Pierre Legacé, un voyageur,  et d’une femme de la nation Spokane, elle est née en 1809 tout près de Kettle Falls dans l’état de Washington.  On croit qu’elle grandit dans les postes de traite le long de la Upper Columbia River. Enfant métisse, elle parlait français.   Lorsqu’elle eut environ 16 ans, elle devint la concubine d’un officier de la compagnie de la Baie d’Hudson, John Work, qui venait de se faire donner la responsabilité de la construction de Fort Colvile (État de Washington).  Elle a accompagné son ‘’mari’’ dans la plupart de ses expéditions commerciales, incluant celles dans les environs de la Snake River, reconnue pour sa dangerosité.  

En juin 1831, alors que le groupe voyageait dans ce qui est maintenant le Idaho, elle accoucha d’une 3e fille.  Les deux premières étant nées à Fort Colvile en 1827 et en 1829. 

La famille prit résidence à Fort Vancouver (Washington), où elle continua à vivre après que Work reçut la charge des échanges à Fort Simpson en Colombie Britannique en 1834.

En décembre 1838, Josette put rejoindre son conjoint dans leur nouvelle maison de Fort Simpson.  Elle établit de bonnes relations avec les femmes de la nation Tsimshian de la région et elle introduisit les rudiments du style européen de l’entretien d’une maison.  Comme son mari, elle était concernée par la pratique de l’esclavage parmi les nations côtières nordiques.  Fort Simpson fut leur maison pendant 12 ans, durant lesquels 7 autres enfants naquirent.  À l’été 1841, Madame Legacé-Work retourna à Columbia pour retrouver ses 2 filles aînées qui y étaient restées pour leur instruction.  Les correspondance de John Work révèle une dévotion et un souci pour sa famille, et est pleine de reconnaissance pour son éouse.  Il a écrit à son ami Edward Ermatinger :  ‘’The little wife and I get on very well.  She is to me an affectionate partner,  simple and instructed as she is and takes good care of my children and myself’’ (Ma petite femme et moi nous entendons très bien.  Elle est une partenaire très affectueuse et bien que simple et avec l’instruction qu’elle a reçue, elle prend bien soin de mes enfants et de moi)

Dans les années 1840, Work décida d’éduquer lui-même les enfants et en 1849, la famille déménagea à Fort Victoria, pour lui donner l’avantage d’une meilleure éducation promise par l’arrivée de missionnaires anglicans dans la colonie.  Le 6 novembre 1849, soit 24 ans après le début de leur vie commune et après la naissance de 11 enfants, le couple s’unit légalement. 

En 1852, Work acheta une grande propriété et construisit un manoir connu sous le nom de Hillside.  Leur dernier enfant y naquit en 1854.  Comme Josette devenait une des plus importantes propriétaires de la colonie, elle apprit à jouer le rôle d’une matriarche victorienne.  Sa maison était connue pour son hospitalité et un visiteur décrivit le couple comme ‘’ les personnes les plus aimables que j’aie rencontrées’’.

Madame Work survécut à son mari qui mourut en 1861.  Elle devint la matriarche d’un clan élargi.  Six de ses filles marièrent des officiers de la HBC ou d’autres hommes importants de Victoria.  Durant sa vie, Josette Legacé-Work a vu la ville se développer rapidement et soutint les pionnières qui arrivaient à Victoria.  Lorsqu’elle mourut en 1896, à l’âge de 87 ans, elle était la plus vieille résidente de la province et reçût une reconnaissance spéciale du gouvernement de la Colombie Britannique pour ‘’usefulness in pioneer work and many good deeds’’ (son utilité dans la colonisation et plusieurs autres bonnes actions’’).