Les Écoles

 

… dans une salle de classe… élèves dans les corridors…

Dramatique 1 :

Prof :  Tu as demandé à me voir Clarisse?

Clarisse :  Oui. J’ai un problème de conscience, Madame.

Prof :  Un problème de conscience?… que veux-tu dire?

Clarisse :  Bien, j’ai fait un peu de recherche avant d’utiliser le Chrono-tupos.  Je voulais souligner l’importance des francophones dans le développement d’écoles partout en Colombie Britannique.

Prof :  Bon sujet… et très ambitieux.  Cela demande beaucoup de recherche.  C’est très large.

Clarisse : Là n’est pas le problème.  C’est plutôt ce que j’ai trouvé qui me trouble.

Prof :  Dis-m’en plus…

Clarisse :  Bien, au départ, avant l’arrivée des Sœurs de la Congrégation de Sainte-Anne, venues en 1858 pour enseigner aux jeunes métis puis plus tard aux premières nations, ET les évangéliser, d’autres congrégations religieuses masculines, des missionnaires, s’étaient exilés dans des régions éloignées de Fort Victoria, comme le frère Augustin Joseph Brabant, par exemple, dans la région de Nootka. Prof :  Je ne le connais pas, celui-là. C’était un francophone?

Clarisse :  Il était belge, né du côté flamand.  Il était francophone et catholique …

Prof :  Continue.

Clarisse :  Certains avaient construits des écoles, à Esquimalt, ainsi qu’aux alentours du Fort Victoria.

Quand ils sont venus ici, tous ces religieux, ces religieuses, partaient du principe qu’ils détenaient la vérité; qu’ils faisaient face à des êtres inférieurs, possédés du démon, qu’il fallait à tout prix évangéliser, c’est-à-dire dépouiller de leur spiritualité.  Il fallut aussi, plus tard à la demande des autorités politiques,  les amener à la civilisation… européenne s’entend.  Alors que les premières nations avaient construit, au fil des millénaires, une culture qui leur était propre… donc, une civilisation.

Prof :  Tu as raison; c’est ce qui s’est passé.

Clarisse :  Plus tard dans l’histoire, il y eut la très honteuse Loi sur les Indiens… J’irais à l’encontre de mes valeurs personnelles en chantant les louanges de gens qui ont participé à un génocide… car cette loi avait pour but de véritablement acculturer ces peuples indigènes, rappelons-le.

Prof :  Je comprends très bien ton problème, Clarisse.  Oui.  Les religieux de l’époque ont été des acteurs très importants dans la colonisation.  Par ceci, j’entends qu’ils ont été le bras droit des puissances mondiales de l’époque, partout sur la planète.

Clarisse :  Mais ils ont fait pire que ça!  Les pensionnats… les rafles des années 1960… les congrégations religieuses ont permis, soutenu et été complices de ces crimes contre l’humanité !!!… Et certains individus ont commis des crimes… comment dire… personnels. Ils ont dans certains cas, battus, affamés, violés… et parfois même tués des enfants, et leurs crimes sont demeurés impunis…

 

…intermède musical 3 minutes… musique sacré premières nations…

 

Narration 1 :

 

Définition du mot colonialisme, selon le site :  http://www.toupie.org

Origine du mot : du latin colonia, venant de colere, cultiver, avec le suffixe -isme, servant à former des mots correspondant à une attitude, un comportement, une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie. Etymologiquement une colonie est une population qui s’installe sur une terre lointaine pour y cultiver la terre et pratiquer son culte.

Le colonialisme est une doctrine politique qui préconise ou cherche à justifier l’exploitation d’une colonie, d’un territoire ou d’un État par un État étranger. La souveraineté que le pays colonisateur exerce sur sa colonie se traduit par une domination politique (mise en place d’une administration, d’un gouverneur…), militaire et une exploitation économique au détriment des populations locales.

L’expansion des pays colonisateurs s’effectue sur des territoires moins développés ou militairement plus faibles. Les motivations du colonialisme peuvent être variées :

  • Accaparer des ressources naturelles, des matières premières.
  • S’assurer de nouveaux débouchés en cas de surproduction.
  • Disposer d’un espace de peuplement, lorsque le pays colonisateur apparaît trop étroit.
  • Contrôler des routes commerciales et assurer leur sécurité.
  • Empêcher l’expansion de puissances concurrentes.
  • Disposer de bases militaires avancées à des emplacements stratégiques.
  • Accomplir une « mission civilisatrice » (voir ci-dessous).

Les grandes puissances coloniales comme la France, l’Angleterre, la Belgique, l’Espagne, le Portugal ont longtemps considéré qu’il était de leur devoir, en tant que pays civilisés de race blanche, d’aller « apporter la civilisation à des races inférieures ». Depuis la Seconde Guerre Mondiale, le colonialisme est perçu négativement car il s’oppose au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Le colonialisme est une forme d’expansionnisme et d’impérialisme.

 

… intermède 30 secondes… musique premières nations

 

Dramatique 2 :

 

Prof :  Je comprends très bien le dilemme dans lequel tu te trouves… mais tu sais, l’apprentissage de l’histoire permet de rencontrer plusieurs objectifs.  Comme je l’ai souligné le premier jour de classe, ce travail, je l’espère, vous permettra d’en apprendre plus sur les francophones qui sont venus avant nous, et qui ont permis que nous puissions encore aujourd’hui, en 2035, parler français en Colombie Britannique.

Clarisse :  Oui… mais à quel prix?

Prof :  À un prix très élevé, trop élevé pour certains… Mais la connaissance de l’histoire, aussi peu brillants que puissent être certains de ses chapitres, nous permet aussi de reconnaître les erreurs commises, de travailler à rétablir la situation du mieux que nous le pouvons, et surtout, surtout… de ne pas répéter les mêmes erreurs.

Clarisse :  Mais, comment je peux faire un travail, en bonne conscience, qui louange le travail des acteurs du génocide?

Prof :  Tu peux nuancer ton propos.  C’est pourquoi il est important de mettre les évènements en contexte.  Ajoute un commentaire social à ton contenu.  N’oublie pas que les religieux et religieuses, ainsi que la grande majorité des gens ayant vécu à l’époque du début de la colonie, ces nouveaux-arrivants, étaient convaincus du bien-fondé de leurs démarches, et n’avaient d’autres buts que de ‘’bien faire’’…

Clarisse :  C’est sûr qu’avec les connaissances que nous avons aujourd’hui, nous voyons les évènements sous un autre éclairage.

Prof :  Je crois que tu feras un excellent travail.  Et tes commentaires, respectueux et mis en contexte, permettront à plusieurs de tes compagnons de classe de réfléchir sur une partie de l’histoire qui est encore maintenant trop souvent mise de côté, parce qu’elle ne présente pas nos ancêtres sous leur meilleur jour.

Clarisse :  Je vais faire de mon mieux…

Prof :  C’est ce que nous faisons tous :  le mieux qu’il nous est possible de faire. Et même ces gens que tu abhorres, ils ont fait de leur mieux, avec les connaissances de l’époque, avec leur culture, leurs croyances religieuses, leur passé personnel.  L’appât du gain, le désir de pouvoir et l’ignorance ont été, et sont encore, les moteurs de la colonisation.

Clarisse :  Mais de consciemment tenter d’éliminer des peuples entiers… c’est pas de l’ignorance… c’est du meurtre organisé!

Prof :  C’est du colonialisme, de l’impérialisme… nous étions une colonie de l’Empire Britannique au moment où se sont passées ces atrocités… et comme il arrive souvent, les gouvernements se sont servis des gens qu’ils pouvaient facilement manipuler pour arriver à leurs buts

Clarisse :  Vous dites que les gouvernements ont manipulé les congrégations religieuses?

Prof :  C’est compliqué.  Tu vois, à l’époque, les églises chrétiennes en tant qu’institutions, fonctionnaient comme des royaumes, avec le roi (la reine d’Angleterre pour l’église Anglicane, le pape pour l’église Catholique, etc); il y avait aussi des archevêques, des évêques, représentant des chefs des églises dans les colonies et toute une ribambelle de sous-fifres : dans notre comparaison, ils étaient comme des marquis, des barons, des lords.  Ces dirigeants avaient tout pouvoir sur les prêtres, les frères et les sœurs… sur tous ces gens qui se trouvaient au bas de l’échelle et qui avait abdiqué tout pouvoir :  ils avaient fait vœu d’obéissance absolue envers leurs supérieurs. Et qui plus est, il n’y avait aucune femme ayant véritablement du pouvoir :  les congrégations religieuses féminines obéissaient à un chapelain; ces femmes se trouvaient tout en bas de l’échelle, et à l’intérieur même de ces congrégations, il y avait une hiérarchie.

 

… musique religieuse chrétienne… 30 secondes

 

Dramatique 3 :

 

Prof : La religion et la politique s’entraidaient.  L’argent entrait à plein coffres dans les voûtes des cathédrales.  L’Église pouvait contrôler le peuple en les menaçant de l’enfer s’il n’obéissait pas aux dictats de la classe politique, et, en remerciement, les autorités laïques fermaient les yeux sur les activités plus ou moins chrétiennes de certains religieux.

Clarisse :  Alors… les prêtres et les sœurs n’étaient pas responsables de leurs actes? Je ne crois pas ça… je crois que nous sommes tous responsables de nos actes…

Prof :  Je vais tenter de t’expliquer mon point de vue d’une autre façon… c’est ma vérité, qui peut être différente de la tienne. Mais voici ce que je crois. Dis-moi, qui a formé le premier gouvernement de facto, ici, sur l’Ile?

Clarisse :  euhhhh… La Compagnie de la Baie d’Hudson, avec James Douglas.

Prof :  En-effet.  La Compagnie de la Baie d’Hudson avait le monopole des terres des 3 colonies :  Haida Gwai, la Nouvelle Calédonie, qu’on appelle le Main Land, et l’Ile de Vancouver. James Douglas était plus ou moins le Chef du territoire.

Clarisse :  Et il a fait signer des traités aux peuples indigènes, qui en apposant leur marque sur le document, cédaient leurs terres à la Cie de la Baie d’Hudson!

Prof :   Et de ce fait, à l’Angleterre.  Douglas permettait et même, encourageait l’évangélisation et les missions.  Pourquoi?  Parce qu’en contrôlant la vie spirituelle des peuples conquis, on les garde soumis… Mais, après quelques temps, ces peuples soumis se sont organisés, et ont commencé à poser des questions.  Il y eut des escarmouches.  Il y eut aussi des meurtres :  des chefs influents furent exécutés.

Clarisse :  Oubliez pas les couvertures pleines de petite vérole qui ont été distribuées aux premières nations… Ça, c’est des meurtres prémédités, dans MA vérité.

Prof :  Dans la mienne aussi!  Donc, il fallait à tout prix empêcher une révolte parmi les peuples indigènes :  les gouvernements ont eu recours à des stratagèmes, comme l’évangélisation et les missions, et finalement, Ottawa a promulgué son infâme Loi sur les Indiens.

Clarisse :  En déclarant les individus identifiés comme ‘’indiens’’ des adultes non émancipés, en les privant de leur culture, de leur famille et de leur histoire, on a véritablement commis un génocide.  Génocide identifié comme tel par l’Organisation des Nations Unies.

Prof :  Oui.  Et les prêtres, les frères et les sœurs, en établissant des missions, en dirigeant des pensionnats où on acculturait les enfants, ont été les instruments de ce génocide.  Je dis bien, instruments.  Ils n’ont pas écrit les lois.  Ils ont obéi aux ordres.

Clarisse :  Ils n’obéissaient pas aux ordres lorsqu’ils affamaient les enfants, les battaient et les violaient!

Prof :  En-effet.  Les individus ayant commis ces actes ignobles contre les enfants ont été traduits en justice pour la plupart.  Les congrégations qui étaient au courant des abus et avaient fermé les yeux, protégeant les abuseurs, ont dû payer des sommes importantes.

Clarisse :  Le mal était fait… les générations suivantes ont souffert des traumatismes de leurs ancêtres ayant subi ces atrocités.  Des cultures entières ont été perdues…

Prof :  Et cela s’est passé partout où le colonialisme a sévi :  dans les Amériques, il y eut les français, les britanniques, les espagnols, les portugais.  En Afrique, il y eut les anglais, les français, les hollandais, les espagnols, les belges… L’Asie et l’Océanie n’ont pas non plus été épargnées.  Sous le couvert de la foi, ce que voulaient les pays colonisateurs, c’était les ressources naturelles et le territoire.  Et aujourd’hui même, lorsqu’un pays part en guerre contre un autre, ce n’est pas pour le bien-être des peuples envahis… pour les sauver de l’ignorance d’une déité quelconque… c’est pour l’argent!

Clarisse :  Alors… qu’est-ce que je fais, pour mon travail?

Prof :  Rapporte les faits, simplement.

 

…. Intermède musical, 3 minutes…. Berceuse du début de la Colonie… Gilles Vigneault…

 

Narration 2 :

 

Parmi les premiers explorateurs de l’Ouest Canadien, se trouvaient plusieurs missionnaires.  On n’a qu’à se rappeler, parmi tant d’autres, François Norbert Blanchet, chef de la Mission de la Colombie, puis évêque et archevêque du Comté d’Orégon, Modeste Demers, qui deviendra par la suite évêque de toute la Colombie-Britannique, et Augustin Joseph Brabant, qui fonda la première mission sur la côte ouest de l’Ile de Vancouver, et qui deviendra en 1908 Administrateur Apostolique du Diocèse de Victoria.

 

Ces hommes instruits, d’une force physique hors du commun, d’une volonté et d’une foi inébranlables, furent déployés par leurs congrégations religieuses dans la croyance que les peuples ‘’païens’’ habitant les territoires de la Nouvelle Calédonie, de l’Ile de Vancouver et de Haida Gwai, avaient besoin d’être sauvés et de connaître le message du Christ.

 

Le missionnaire se rendait et s’installait dans un village; souvent, il connaissait déjà le Chinook, langage commercial des premières nations, d’avant contact.  Ou il apprenait la langue locale sur place, tout en essayant de traduire les hymnes religieux et les prières du français à la langue du peuple qui l’hébergeait.

 

Mais la situation évolue rapidement au cours des années 1840 et 1850.  Fort Camosun, dont le nom changea pour Fort Albert, et finalement pour Fort Victoria, fut construit en 1842-1843.  Les employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson parlaient français, et les officiers en place, des anglophones, parlaient aussi le français.

 

En 1849 une école ouvre ses portes, à l’intérieur même du Fort, pour les enfants des officiers.  L’école porte le nom de ‘’Company School’’ ou, École de la compagnie, pour la différencier de la ‘’Colonial School’’, École de la Colonie, fondée en 1852 pour les enfants des employés de la CBH.

 

En 1851, le gouverneur James Douglas recommande que des écoles soient construites sur l’Ile de Vancouver, pour les enfants de la classe ouvrière et des enfants pauvres. En 1849, la CBH avait pris possession des mines de charbon à Nanaimo. Plusieurs fermes avaient vu le jour.  Il y avait donc beaucoup d’enfants qui bénéficieraient de ces écoles.

 

En 1852, une école ‘’communale’’ fut établie temporairement à l’intérieur des murs du Fort.  Ce fut la première école subventionnée par le gouvernement.  Charles Bailey fut le premier véritable professeur.

 

Lorsque les Sœurs de Ste-Anne arrivèrent avec Modeste Demers en 1858, elles s’installèrent rapidement dans une petite maison, située là où est maintenant le parc Beacon Hill, qui à l’époque servait de cimetière aux premières nations.

 

La vocation de cette école devait être d’éduquer les jeunes métisses et les jeunes filles des premières nations. Mais très rapidement la petite maison achetée par Demers à Léon Morel devint trop petite; car dès la première journée les jeunes filles Yates, Douglas et Dodd, s’ajoutent à la liste.  Les officiers de CBH ainsi que les familles les plus en vue inscrivent leurs filles à l’école tenue par les Sœurs de Ste-Anne, mais celles des employés du fort.  On construit donc une rallonge, qui elle aussi s’avère rapidement trop petite.

 

On construit alors une autre école sur la rue View, où l’on reçoit autant les catholiques que les protestants.  Les professeurs, les sœurs parlent français et l’anglais ne venant pas facilement à toutes, de nouvelles missionnaires, bilingues, viennent du Québec pour prendre la relève. La population de Fort Victoria, qui jusqu’en 1858 avait été majoritairement francophone, était maintenant anglophone.

 

En 1871, commence la construction de la première de section de l’Académie Sainte-Anne, que nous connaissons aujourd’hui.  Au cours de la centaine d’années en opération, plus de 30,000 étudiants, la presque totalité des jeunes filles, fréquenteront ses classes.

 

… intermède 3 minutes… petites filles chantant comptine…

 

Narration 3 :

 

Deux Clercs de St-Viateur accompagnaient Demers et les sœurs de Ste-Anne à leur arrivée sur l’Ile de Vancouver en 1858 :  Joseph Michaud, qui dessinera les plans de la première cathédrale catholique de Victoria la même année, et Gédéon Thibodeau.

 

L’année précédant leur arrivée, soit en 1857, leur congrégation avait établi la première école pour garçons de Victoria.  Mais leur méconnaissance de l’anglais et la difficulté qu’ils ont à recruter des frères bilingues font en sorte qu’ils doivent abandonner leur charge l’année suivante.

 

Le frère Louis Herbomez de l’Ordre des Oblats de Marie Immaculée reprend la direction de la petite école.  Et avec la bénédiction de l’évêque, ils plantent les semences de l’éducation pour les garçons à Victoria.  Il nomme la petite école :  L’École Saint-Louis. Ce premier local n’est rien de plus qu’une pièce dans le château épiscopal.

 

Bientôt, la trentaine de garçons déménagent dans de nouveaux locaux sur Collinson Street.  Certains viennent même d’aussi loin que New Westminster (le Vancouver actuel) et Kamloops.  Le collège a une excellente réputation, grâce à ses professeurs qui ont étudié à l’université et sont de réels gentlemen.

 

En 1863, les Oblats construisent une nouvelle école sur la rue Pandora.  Ils mettaient en place un système d’éducation dont le curriculum était très diversifié :  français, anglais, musique et toutes les autres matières secondaires classiques et commerciales.  Les professeurs étaient cartographes, architectes, musiciens, horticulteurs et ethnologues.

Les étudiants, qu’ils soient protestants ou catholiques, trouvaient une place parmi les nombreux jeunes hommes bénéficiant de cette instruction supérieure.

 

Les Oblats durent quitter l’Ile de Vancouver et furent envoyés à New Westminster en 1866. Le clergé séculier prend en charge l’école.

 

Trente ans plus tard, les Sœurs de Ste-Anne prêtent main forte; les frères Maristes prirent finalement la relève de l’enseignement au Collège St-Louis en 1912.

 

… interlude de 30 secondes…

 

Il ne faut pas passer sous silence toutes ces petites écoles qui fleurirent et disparurent :  école pour jeunes filles et garçons.  Plusieurs enseignants, comme Madame Petibeau, ouvrirent de petits établissements qui offrirent des cours pendant quelques années, mais qui finirent par perdre leur clientèle au profit des grandes institutions.

 

 

Dans toutes ces institutions, l’enseignement du français faisait partie du curriculum.