Les Sœurs de Sainte-Anne

 

… Hildegard de Bergen :  Cantiques…

 

Dramatique 1 :

Soeur:  Monseigneur Demers!  Nous sommes honorées de vous recevoir dans notre humble couvent!

Demers :  Je vous en prie… ne faites pas de flafla….

Soeur:  Vous prendrez bien du thé, Monseigneur?!!!… Marie, apportez-nous le thé!

Demers :  Un thé serait le bienvenu, en effet.  Mais j’irai droit au but :  je voyage déjà depuis plusieurs mois pour trouver des professeurs pour nos missions sur l’Ile de Vancouver, et votre congrégation m’avait été recommandée déjà en 1851… et me voilà, 6 ans plus tard, entre vos murs.

 

… froufrou des habits de sœurs… thé servi…

 

Sœur :  Nous avons lu vos nombreuses lettres, en avons discuté avec notre chaplain, l’abbé Maréchal,  et notre évêque Monseigneur Bourget, et nous avons reçu la permission d’aller en mission!  Nous étions tellement heureuses qu’il nous soit donné d’évangéliser et d’enseigner à ces petits enfants vivant sans foi ni morale!

Demers :  Bien… bien… mais, je dois d’abord vous parler de la vie à Fort Victoria.  Vous avez une belle maison, ici, à Vaudreuil, avec tous les conforts modernes.  Mais, Fort Victoria…

Sœur :  Je sais que vous vivez parmi les infidèles, là-bas, Monseigneur.  Qu’il n’y a pas beaucoup de vraies maisons.  Que nos sœurs devront vivre entourées d’une nature hostile, avec des animaux sauvages…

Demers :  Avez-vous déjà des sœurs qui se sont portées volontaires?

Sœur (avec de la fierté dans la voix) : Croyez-le ou non, Monseigneur, mais toutes nos sœurs se sont portées volontaires!

Demers :  Que voulez-vous dire, toutes vos sœurs?

Sœur :  Les 44 sœurs de la Congrégation se sont portées volontaires… mais avec l’aide de l’abbé Maréchal, nous avons choisi quatre des sœurs, parmi les plus fortes physiquement, en bonne santé, mais aussi les plus solides dans leur foi.  Celles qui ont été désignées sont toutes nées et ont été élevées à la ferme.  Elles savent toutes faire pousser des légumes et égoger un cochon.

Aimeriez-vous les rencontrer?  Elles nous attendent dans le parloir.

Demers :  Bien sûr!  Je veux m’assurer qu’elles sachent bien dans quelle aventure elles s’engagent.

Sœur :  Marie :  faites venir nos premières missionnaires!

 

… interlude 30 secondes musique de Bengen…

 

 

 

 

 

 

Narration 1 :

Nous sommes au début de 1858.  La Congrégation des Sœurs de Sainte-Anne a été fondée au Québec en 1850, par la Bienheureuse Sœur Marie-Anne, née Esther Blondin.  Depuis ce petit couvent de Vaudreuil, la congrégation se dévoue à l’enseignement des garçons et des filles, principalement dans les campagnes; leur but avoué est d’enseigner à autant d’enfants que possible.

 

L’offre de Modeste Demers correspond tout à fait au mandat que se sont donné ces femmes.

 

Ce que dira Demers aux cinq femmes qu’il rencontrera ce jour-là n’est pas pour les effrayer, mais bien pour s’assurer qu’elles ne regretteront pas leur décision.  L’évêque a vu plusieurs jeunes hommes, frères, prêtres et missionnaires de tout acabit, ‘’tourner leur capot de bord’’, c’est-à-dire, changer d’idée, après quelques mois seulement dans les missions.

 

Devant lui se tiennent, la tête baissée et les mains jointes, cinq jeunes femmes :  Sœur Marie-Angèle, Sœur Marie-Luména, Sœur Marie-Conception et Sœur Marie-du-Sacré-Cœur.  Une laïque se joindra à elles :  Marie Mainville.

 

Il leur dit que Fort Victoria est construit sur la pointe sud de l’Ile de Vancouver; que le climat y est tempéré et que les hivers sont doux. La terre est riche et donne bombance de fruits sauvages.

 

Les employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson sont en majorité des engagés du Québec, dont plusieurs, anciens employés de la défunte Compagnie du Nord-Ouest. La très grande majorité des travailleurs est francophone, et tous les officiers parlent aussi français.

 

Qu’il ne faudra pas s’offusquer des mœurs :  ces catholiques vivent depuis trop longtemps dans les bois, sans religion; que si on les laisse faire, ils boivent de l’eau d’esprit plus que de raison et qu’ils se bagarrent.

 

D’autres, plus sages, trouvent femmes, à la mode du pays,  parmi les nombreuses nations avec lesquelles la Baie d’Hudson fait affaire… ils ont des enfants, non baptisés.  D’ailleurs, le directeur du fort, James Douglas s’est uni à une Métisse du Manitoba, Amélia Conolly en 1828.  Ce n’est que 10 ans plus tard que le couple sera uni selon les rites de l’Église d’Angleterre.

 

Le travail auquel feront face les religieuses qui accepteront le défi sera de taille.  D’abord le voyage qui sera long :  il faut au moins six semaines, si la température est clémente.  Et finalement, même s’il a pour elles une petite maison, il faudra qu’elles s’arrangent pour la remettre en bon état.

 

… son de cloche d’école… enfants qui rient et jouent…

 

 

 

Dramatique 2 :

Sœur :  Et qu’en est-il de l’école, Monseigneur?

Demers :  La maison est divisée en deux dans son milieu :  un côté pour dormir et l’autre côté pour l’école.  Mais ce sera suffisant :  Rappelez-vous qu’il y a seulement 150 colons et engagés! C’est pas beaucoup.  Plus tard, à l’automne, vous pourrez penser à aller évangéliser et instruire les villages situés plus haut sur l’Ile.  Et il y aura peut-être une tâche supplémentaire pour vous :  les soins aux malades.  Nous avons un bon médecin, le Docteur Sebastian Helmcken. Mais il ne peut pas tout faire.  Vous trouverez en lui un homme bon et juste et surtout très qualifié.  Mais il a besoin d’aide.  Avec les mineurs au nord, les canayens dans les fermes autour du fort,  les engagés et les Indiens, il a trop de travail.

Sœur :  Comme je l’ai dit, Monseigneur, nos sœurs ont été élevées sur des fermes.  Elles connaissent toutes un peu l’usage des simples…

Demers : Certaines plantes vous seront méconnues.  Vous pourrez sans doute apprendre beaucoup des épouses des canayens.  Elles sont nées pour la plupart sur l’Ile, et connaissent le bon usage des plantes.  Certaines des plantes sont toxiques.

 

Narration 2 :

Les sœurs font un dernier séjour dans leurs familles, certaines qu’elles ne reverront plus jamais ces visages bien-aimés.  Elles sont prêtes, et à la mi-avril 1858 les cinq femmes, accompagnées de Demers et de 4 prêtres, se rendent à New-York.  De là, ce sera par bateau jusqu’à Cuba, puis jusqu’à l’Isthme de Panama, que le groupe traverse d’est en ouest.  Nouveau navire jusqu’en Orégon, où elles seront accueillies par une congrégation de sœurs infirmières, et rejoindront finalement leur port d’arrivée, Fort Victoria le 5 juin 1858.

 

Mais dès leur entrée dans le port de Victoria, les voyageurs se rendent compte que la situation n’est pas telle que décrite par Demers à peine quelques mois plus tôt :  ce n’est pas 150 canayens qui vivent à Fort Victoria et aux alentours dans des maisons éparses… c’est plus de vingt mille hommes, la plupart dans des abris de fortunes, certains dans des maisons érigées à la hâte.  Qui sont tous ces hommes?  Que viennent-ils faire au Fort Victoria?

 

Tous, sans exception, sont ici pour la même raison :  tenter de devenir riche grâce à la première des trente-trois ruées vers l’or des trois colonies.  Ils sont prospecteurs, mais aussi marchands, tenanciers de bars et de maisons closes, filles de joie, charpentiers-menuisiers; ils viennent de partout :  de Californie, d’Europe, de Chine, de Russie, d’Amérique du Sud…

 

Et maintenant, les francophones sont une très petite minorité dans cette tour de Babel, alors qu’auparavant, ils représentaient plus de 60% de la population non indigène à l’Ile

 

Dramatique 3 :

 

Cécilia Helmcken avec léger accent anglais :  Encore un peu de thé, mes sœurs?  Et des Scones?

1 des sœurs :  Merci, madame Helmcken.  Après ce voyage, ça ravigote!

Amélia Douglas :  Ma fille fait la meilleure confiture de petites fraises!

Demers :   Et elle a sans doute appris cela de vous, chère Madame Douglas.

Amélia :  Et moi, je l’ai appris de ma mère.

Demers :  Nous aurons une belle messe demain, pour célébrer votre arrivée, mes sœurs! La Providence nous a protégé tout au long de notre voyage.  Nous lui rendrons grâce.

1 des sœurs :  Et quand pourrons-nous commencer les classes?

Demers :  J’annoncerai en chaire que l’école ouvrira ses portes, dès le lendemain, lundi.

4 sœurs et Marie M surprises :  Ooooo!

Marie M :  Si vous me permettez, Monseigneur, j’irais devant pour préparer la maison pour mes compagnes.

1 des sœurs :  Et si nous y allions toutes?

 

… bruits de chaises qu’on tire… merci… au revoir…

… marche dans les branchages, oiseaux, vent léger…

 

Demers :  Nous ne sommes plus très loin, maintenant.  C’est à la limite d’un des cimetières indiens.  On en trouve partout, sur la pointe de l’Ile.

1 des sœurs :  Est-ce que les enfants auront loin à marcher pour venir à l’école?

Demers :  Certains vivent tout près.  Le palais épiscopal n’est qu’à 10 minutes de marche de votre école.  Nous sommes voisins…. Ah! Nous voilà arrivés!

 

… les sœurs et Marie ne peuvent retenir une exclamation mi-surprise, mi-découragée…

 

Narration 3 :

En fait, la maison que Modeste Demers a acheté de Léon Morel plusieurs années auparavant a été laissée à l’abandon depuis.  Les sœurs se retroussent les manches pour réparer et aménager tant bien que mal les lieux.

 

Et c’est là qu’elles enseigneront dès le surlendemain.  D’abord aux enfants Métis, aux noirs et aux Premières Nations. Puis, aux enfants de la classe dirigeante.  Les sœurs Yates puis les deux plus jeunes filles Douglas commencent à fréquenter l’école.  Certaines, comme les orphelines Morel sont pensionnaires.

 

Les Sœurs reçoivent de plus en plus de demandes et elles manquent de place; elles font donc construire une petite annexe et une chapelle à l’ancienne maison de Léon Morel, annexe terminée en novembre de leur année d’arrivée.

 

La charge de travail des sœurs est très lourde :  elles cuisinent, nettoient, enseignent à des étudiants ayant des habiletés bien différentes, prennent soin de leurs pensionnaires tout en continuant à prier et à se plier aux obligations de leur robe. Et comme Demers l’a demandé, elles veillent les malades et font parfois même les arrangements funéraires pour les défunts.

 

Et, pendant un temps, elles ont même fait le ménage et ont cuisiné chez l’Évêque…

 

En octobre 1859, deux autres sœurs viennent se joindre à elles:  Soeur Mary Providence dont la connaissance de la langue anglaise sera plus qu’utile, et qui devient de ce fait, Mère Supérieure, et Sœur Marie de Bonsecours.  En décembre 1859, les Sœurs louent un édifice sur Broad Street.

….intermède musical… musique douce… 3 minutes…..

 

Narration 4 :

En 1871, commençait la construction de l’Académie Sainte-Anne, qui s’agrandira au fil des années.

Les Sœurs de Sainte-Anne se sont démarquées dès le début de par leur philosophie :  elles voulaient donner aux jeunes filles, non seulement une éducation qui leur permettrait de trouver un ‘’bon parti’’ dans ‘’la bonne société’’, mais elles tentaient de leur donner les outils pour s’ouvrir l’esprit, pour devenir des femmes indépendantes, sachant penser par elles-mêmes.  C’est pourquoi, en plus du curriculum ordinaire qui consistait en des cours de mathématiques,  de français, d’ anglais, de musique, d’arts et de travaux d’aiguille, elle incitaient les jeunes femmes à s’intéresser aux sciences.   Elles ajoutent donc à leur horaire, des cours de biologie, de chimie, d’histoire et de comptabilité.  Les élèves jouent au tennis et à des sports d’équipe.

La réputation de l’école est connue dans le monde entier.  On accepte des jeunes filles de partout… et toutes doivent apprendre le français!

 

… intermède…30 secondes

 

 

Dramatique 4 : 

Dr Helmcken :  Marie-Providence, il faut absolument construire cet hôpital!

MP :  Mais avec quel argent?

Dr Helmcken :  On fera une levée de fonds… je connais des gens en politique… on parviendra bien à trouver ce dont nous avons besoin!

MP :  Mais un hôpital, c’est pas juste une bâtisse, c’est aussi des infirmières!  Nos sœurs, elles sont de bonnes aides-soignantes, mais elles ne sont pas des infirmières!

Dr Helmcken :  Alors, il faut les former!

MP :  Mais attendez, docteur!  Bien sûr!  Lorsque les premières sœurs sont arrivées ici avec l’Évêque Demers, elles se sont arrêtées chez les sœurs de Saint-Vincent de Paul,  dont la mission est hospitalière. Je leur écris de ce pas.  Je vais leur demander si elles accepteraient de recevoir en leur hôpital quelques une de nos sœurs afin qu’elles puissent y apprendre les rudiments du métier.

Dr Helmcken : Et moi, pendant ce temps, je vais commencer à parler de notre projet à mes collègues médecins et à mes amis politiques.  L’évêque Seghers se range de mon avis, et nous aidera par tous les moyens possibles.

… bruits de construction…

Narration 5 :

C’est en 1876 que l’Hôpital St-Joseph ouvrit ses portes.  L’hôpital traitait toutes sortes de problèmes, depuis les entorses jusqu’aux chirurgies.  Et on y traitait les patients de tous les milieux:  la religion, la race ou la classe sociale n’étaient pas des barrière à l’admission à St-Joseph.  Un plan d’assurance santé fut même créé:  le tarif était de $1 par mois ou de $100 pour un abonnement à vie.

Des tombolas, des ventes de pâtisseries, de levée de fonds étaient organisées régulièrement, afin que tous puissent bénéficier de services, même les plus pauvres qui ne pouvaient pas payer l’assurance.

Comme l’hôpital s’agrandissait, on avait besoin de plus de personnel.  A la fin du 19ième et début du 20ième siècles, le métier d’infirmier devenait une profession féminine; et en l’an 1900, une école d’infirmières ouvrait ses portes à même l’hôpital Saint Joseph.  En tout, l’école diplôma 2604 étudiants au cours de son existence :  deux mille trois cent vingt et une infirmières, cent cinquante-six techniciens en radiologie, cent vingt-sept membres du personnel de laboratoire et de soutien médical.  L’été 1981 vit la fermeture de l’école d’infirmières.

… bruits de machines à écrire manuelles….

Les classes commerciales ont débuté en 1892.  Les options sur le marché de l’emploi pour les femmes étaient limitées; en plus de l’enseignement et des soins aux malades, les habiletés administratives étaient recherchées.

Les élèves étudiaient la sténographie, la dactylographie, la comptabilité, les communications de bureau ainsi que d’autres disciplines reliées.

… intermède musical 3 minutes….

… bruits de conversation… ustensiles… ambiance de cafétaria

Dramatique 5 :

Élève 1 :  Mère!  Mère!  La soupe aux choux est prête!

Soeur :  Faut la transporter sur la grande table… demandez à une compagne de vous aider.

Élève 1 :  Marguerite, aide-moi.  C’est trop pesant!  Je vais en renverser partout.

Élève 2 :  Attends!  Je dois d’abord sortir le pain!

Sœur :  Nous avons de plus en plus de paroissiens qui viennent partager la soupe!  Il faudra penser à doubler la recette pour demain…  Si cette guerre pouvait finir, aussi!  Ça fait déjà 3 ans que les troupes d’Hitler tiennent en haleine les Alliés.  Tous ces jeunes hommes qui nous défendent dans les vieux pays! Toutes ces bonnes gens d’ici qui sont rationnés, tous ces enfants et ces vieillards qui ont faim…

Sœur supérieure  avec un accent anglais :  Nos caves sont presque vides! L’hiver a été long! Nous aurons besoin de plus de légumes… Sœur Ste-Marguerite, assurez-vous d’engager des jardiniers supplémentaires pour demain :  nous devons ensemencer les plus petites parcelles du terrain de l’Académie.

Ste-Marguerite :  Nos compagnes ont fait la même chose à Providence Farm, à Duncan.  Elles ont doublé le nombre de jardiniers, et ont demandé à deux fermiers des alentours de défricher plus de terre pour les jardins.  Avec l’aide de Saint-Fiacre, patron des jardiniers, nos récoltes seront abondantes, et nous pourrons continuer nos œuvres pendant encore longtemps!

 

… interlude musical… 30 secondes….

 

Narration 6 :

Ce dont parle sœur Ste-Marguerite en 1942, c’est ce que nous appellerions aujourd’hui une soupe populaire.  Le sous-sol de la chapelle de l’Académie reçoit les plus démunis, tous les jours, afin de les nourrir.  Le repas est simple. Pain, fruits et légumes du jardin. Quelques rares fois, de la viande est ajoutée à la soupe. En ces temps de rationnement, où les canadiens échangent des coupons distribués par le gouvernement contre de la nourriture, les repas sont maigres.

Les élèves sont mises à contribution.  Elles doivent apprendre à partager et à servir.  L’humilité est une qualité qui est encouragée.

 

… bruits de ferme…. Quelques secondes…

 

La ferme Providence, Providence Farm, à Duncan a été fondée en 1864 dans la vallée du Cowichan.  Sur ce terrain de quatre cents acres, fut érigée la première école pour filles de la région.  D’abord un pensionnat, jusqu’en 1876, l’école fut agrandie pour accueillir les orphelines jusque-là hébergées à l’Académie Sainte-Anne.

Entre 1904 et 1921, on reçut aussi des orphelins, des garçons.  Ce n’est pas un de ces pensionnats ayant fait l’objet de la Commission Vérité et Réconciliation il y a quelques années.

Après plusieurs agrandissements et changements, finalement, en 1956 l’école est devenue une école de jour pour les garçons et les filles.  Et 1964, l’école fut fermée et déménagée sur le site de l’école Queen of Angels.

En 2009, les Sœurs de Sainte-Anne ont donné la propriété et Providence Farm à un organisme travaillant avec des adultes et des aînés faisant face à divers défis reliés à la santé mentale, à l’âge ou à des déficiences intellectuelles.

 

Après cent ans d’existence, en 1973, l’Académie Sainte-Anne de Victoria ferme ses portes. Plus de trente mille élèves, en grande majorité des jeunes filles, se sont assises sur les bancs de cette école.  La philosophie de ses pionnières, de ces femmes ayant consacré leur vie au service des autres et les résultats de leur abnégation se trouvent bien résumés dans cette citation toute simple de Sœur Marie-Providence :

 

‘’La vie d’une femme n’est pas limitée; la vie sera ce que les femmes veulent qu’elle soit.’’

 

… et les Sœurs de Sainte-Anne ont certainement donné à des générations de femmes les outils et la confiance dont elles avaient besoin pour se créer une vie où elles occupent la place qu’elles veulent occuper.

 

… 30 secondes de Hildegard de Bengen….

 

Dramatique 6 :

Élève 1 :  Aie!  C’est super bon ton travail!

Élève 2 :  Merci… est-ce qu’il manque quelque chose?

Élève 1 :  Bin… est-ce qu’il y a encore des sœurs de Sainte-Anne, en 2037, à Victoria?

Élève 2 :  Oui, quelque- unes, qui sont assez âgées. Mais dans certains pays, comme au Cameroune, au Chili et en Haïti, où les vocations sont encore nombreuses, les Sœurs de la Congrégation de Sainte-Anne sont encore très actives et continuent de travailler en éducation et à proférer des soins de santé.

Élève 1 :  Faudrait peut-être ajouter ça.  Je pense que c’est important.

Élève 2 :  T’as raison!  Je vais faire ajouter une ligne ou deux par une bénévole de la radio. Merci pour ton aide.

Élève 1 :  Il y a pas de quoi!  J’ai presque fini ma recherche.  Tu me donneras ton opinion avant que je présente le produit fini aux professeurs?

Élève 2 :  Tu peux compter sur moi!